facebook twitter google youtube
Vous êtes ici : Accueil » ACTUALITES » Acte 2 des Réserves de Biosphère Transfrontalières au Bénin

Acte 2 des Réserves de Biosphère Transfrontalières au Bénin

Le Bénin a ajouté un second site à sa liste des Réserves de Biosphère Transfrontalières. Cette prouesse a été réalisée ce 14 Juin 2017, suite à la tenue à Paris, de la session du Conseil International de Coordination du Programme Man And Biosphere (MAB) de l’UNESCO, qui a connu l’examen du dossier soumis par les Etats parties du Bénin et du Togo.

Conformément à son calendrier annuel, tenu cette année du 12 au 15 Juin 2017, cette session a permis d’étudier plusieurs dossiers d’où a résulté l’inscription de 23 nouveaux sites au réseau mondial des Réserves de Biosphère, y compris la Réserve de Biosphère Mono du Bénin. Pour rappel, il faut retenir que les réserves de biosphère sont des zones recouvrant un écosystème ou une combinaison d’écosystèmes terrestres et côtiers/marins, reconnues au niveau international dans le cadre du programme de l’UNESCO sur L’homme et la biosphère (MAB). Leur but est de promouvoir une relation équilibrée entre les êtres humains et la biosphère et d’en offrir la démonstration. Elles sont désignées par le Conseil international de coordination du programme MAB, à la demande des Etats parties concernés. Même après inscription, chacune continue de relever de la seule autorité de l’Etat chargé d’administrer le territoire sur lequel elle est située. Les réserves de biosphère forment ensemble un réseau mondial, auquel les Etats parties participent à titre volontaire.

La Réserve de Biosphère du Mono – Bénin est localisée au Sud Ouest du Bénin et couvre une superficie de 9 462 hectares. Ces différents paysages sont caractérisés par des écosystèmes typiques du sillon dahoméen (Dahomey Gap) sur plaines et plateau à savoir le milieu marin (Océan Atlantique), le cordon littoral sableux et ses dunes de fourrés, les chenaux, les lagunes (la lagune côtière, les lagunes anciennes), la végétation flottante, les mangroves, les lacs, les mares, les marécages, le fleuve Mono et ses affluents, les prairies marécageuses, les forêts marécageuses, les forêts ripicoles, les forêts galeries, les savanes boisées, les savanes arborées, les agroécosystèmes (champs, jachères, plantations de cocotiers, de palmiers à huile, d’agrumes, etc.), les hameaux, les villages et les villes. Ces différents écosystèmes abritent une diversité d’espèces floristiques et fauniques dont certaines sont menacées au Bénin et sur le plan international.

Du point de vue phytodiversité, ces écosystèmes continuent d’être des habitats refuges pour diverses espèces dont : Iroko, Mitragyna, Faux baobab, Palétuvier blanc, Palétuvier rouge, et Synsepalum. La faune comporte des espèces d’intérêt comme : singe à ventre rouge, colobe, lamantin d’Afrique, hippopotame commun, crocodile du Nil, faux–gavial d’Afrique, python de seba, python royal, varan du Nil, varan des savanes, plusieurs espèces de tortues marines et d’eau douce, ainsi que des espèces d’oiseaux et de poissons.

Avec la Réserve de Biosphère du Mono au Togo, l’ensemble forme la Réserve de Biosphère Transfrontalière du Mono (345 285 hectares), partagée entre le Bénin et le Togo. Cet ensemble est une mosaïque de paysages et d’écosystèmes de mangroves, savanes, lagons, plaines inondables qui revêtent tous un caractère sacré pour les populations riveraines. Félicitation à tous les experts et partenaires qui ont travaillé pour l’aboutissement de cette inscription qui vient agrandir la liste des aires protégées gérées par le CENAGREF.


Portfolio


Dans la même rubrique

  Pendjari et W-Bénin, sites du Patrimoine Mondial de l’UNESCO !

  Acte 2 des Réserves de Biosphère Transfrontalières au Bénin

  Enfin le jour J de la 41ème session du CPM !

  Les pouvoirs politiques engagés pour la sauvegarde du complexe W-Arly-Pendjari

  Istanboul, ultime étape vers l’inscription du Complexe WAP au Patrimoine Mondial

0 | 5 | 10 | 15